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Esclave des Caraïbes

J'ai mis du temps à raconter cette histoire officiellement, mais pour les "un an", j'ai décidé de partager mon expérience à bord du plus gros navire de croisière au monde et l'effondrement de mon rêve américain.

Le rêve américain : 14 ans en l'an 2000, walkman sur les oreilles, The Offsprings, un skate à la main. Si les choses ne se passent pas ici, j'irai la bas, aux states.
Douze ans plus tard, je reçois une offre d'embauche de mon employeur provisoire : Paul  (emploi) : « Cameraman dans les Caraïbes, à bord du plus gros navire de croisière au Monde : Oasis of the seas, de la compagnie Royal Caribbean. »

Trois entretiens Skype et ça "Pass". Embauché en urgence, j'ai 7 jours pour faire le visa de travail et une centaine de vérifications médicales, prises de sang, radio des poumons... Je suis clean... Le lendemain de mon anniversaire, le 14 aout 2012, 26 ans, je décolle pour la première fois pour les Etats-Unis. Rêves dans les yeux, lil wayne dans les oreilles. I'm OFF.

Après 48H de transfert, j'arrive à l'île saint martin, embarque à 15h, ma première journée de travail ne durera que 12h.

La démesure : 5 fois la taille du titanic, l'Oasis of the Seas est une ville Flottante, 800 000$ de kerozen/semaine et quelques chiffres que je décris dans l'un de mes premiers témoignages sur facebook :

Un monde underground / sous le niveau de la mer. Soixante seizes nationalités sont représentées parmi les 2200 membres d'équipage. Isolés aux deux étages les plus bas du bateau, nous vivons sous le niveau de la mer, à l'abris du regard des touristes et de la lumière du jour. Une véritable micro société est établie, avec un buffet géant a volonté à toute heure, des bars, des boites, des playstations et des ordinateurs avec internet par satellite (3$/min). Il y a également tout un système de blanchisserie, des salles de sports. Tout un monde organisé pour optimiser mon temps libre, ou plutôt, mon temps de travail. Tout au long de la i95, Couloir géant qui reprend le nom d'une grande autoroute américaine, les membres du staff fourmillent, les cuistos philippins, les mécanos mexicains cotoyent les actrices Suédoises des nombreux spectacles. Certains demandent si on est parti du port ? En effet, aucune vibration ne trahit le mouvement du bateau.

La réalité américaine: Une journée commence à 8h du matin avec 5 heures de cours. Discipline, sécurité, hygiène, c'est l'armée ! Afin de mettre toutes les nationalités aux standards américains, on nous apprend à nous brosser les dents, nous laver les aisselles, ne pas violer de femmes à grands coups de pictogrammes : Sourire à un passager : Bien... Passer une main à une passagère : pas bien...! Une bonne partie du Staff n'a pas le droit d’accéder aux ponts supérieurs avec les touristes de toutes manières, mais en tant que cameraman, je suis déjà gradé « 2 stripes », j'ai même une Single cabine et un double bed !

Ensuite il faut rejoindre les salles de montage pour préparer le morning show du lendemain, une émission de 40 min qui passe en boucle sur les TV du bateau pour expliquer les activités aux touristes. Un travail de 10 personnes, à faire tout seul. Puis Tournage à 18h, capture à 21h pendant que je mange, montage jusqu'à 4h du mat. Ce qui laisse environ 4h de sommeil confortable, virtuel, puisque la présentatrice m'appellera sans cesse pour opérer des changements sur le morning show... Elle n'aime pas la police d'écriture des titres ! Je fais ça avant 8h du mat.
Le Bilan, 16h de travail quotidien (au lieu des 10 du contrat) dans des conditions de luxe et de solitude, 7j/ 7 sans aucun après-midi de libre... La durée du contrat ? 6 mois. Autant dire que j'étais le seul Français à bord.

Travailler plus pour gagner pareil : parlons $$$, mon salaire mensuel : 2000$. Soit 1600€, soit 3€/h. Le prix de la liberté. Vraiment pas de quoi se plaindre, les Chinois, eux, gagnent dans les 300€/mois pour un travail similaire. Payés par nationalité, pas de quoi s'inquiéter, Royal Caribbean est une compagnie enregistrée aux Bahamas, elle répond donc aux législations... Des bahamas. Nous sommes payé, toutes les deux semaines, au fond d'un couloir, en liasses de dollars.

Excursions : chaque croisière dure 1 semaine, Est indies ou West indies. Le bateau part de Miami (Fort Lauderdale) s'arrête à Saint thomas, Saint Martin, en jamaïque, au Mexique, aux Bahamas, à Haïti... Enfin, pas vraiment. Puisque Royal Caribbean ont acheté Labadee, une île au large d'haïti (loué sur 50ans) pour y placer des parcs d'attractions et leurs propres magasins "Little Switzerland" vendant des montres suisses en Duty Free pour quelques milliers de $.

J'ai pu sortir quelques fois du bateau pour quelques heures exotiques dans les resorts touristiques... Je ne pouvais pas en croire mes yeux, mes rétines, brulées par le soleil, après tant de jours passés dans les couloirs. J'étais dégouté. Des gens qui meurent de faim à Haïti, les Philippins qui ne voient pas le jour pendant 6 mois, et ces touristes américains obèses qui enrichissent Royal Caribbean en achetant des montres suisses... Mon rôle dans l'engrenage de cette machine infernale : filmer les pubs dans les magasins à bord... Pour vendre plus de montres...

The girl with the lion eyes : puisqu'un scénario américain n'est rien sans une belle histoire d'amour. C'est dans la cantine que je l'ai rencontrée. D'origine mauricienne et hong-kongaise, elle est la seule francophone à bord, mais elle le parle rarement. Elle rigole à mes blagues, me divertit. Les courts moments passés avec elle compensent ma détresse quotidienne. Très vite, j'utilise les temps de calcul de mon ordinateur pour justifier mes ballades au gré des couloirs proches de sa cabine . Quand je la croise, cette usine flottante se fige. Seulement voilà, elle a un mec, un mec pour 6 mois. Oui, 6 mois, c'est la durée d'un contrat, au delà, on change de bateau, d'amis, de copain. Un français typique aurait dit : « j'men fous, je suis pas jaloux » alors j'ai dit ça. Mais après quelques aventures, quelques dérapages, une nuit je frappe à sa porte et elle est là, avec lui, alors qu'elle m'avait promit qu'ils étaient séparés. Solitude. C'est une bouteille de tequila anejo qui me finira ce soir là.

Après tant d'heures à souhaiter que ce bâtiment de l'horreur coule au fond des mers, à supplier l'alarme de se mettre à sonner, à dire à mes parents sur Skype que tout se passe bien. Tous mes principes de base sont remis en cause, suis-je allé trop loin ? Que suis-je prêt à faire pour mon rêve américain ? Quel serait le prix d'un retour en arrière ? La réponse : 800€, un retour simple « Miami – n'importe où en Europe». Je l'annonce à mon Boss, un homme impressionnant. Il me répond : « est ce qu'il y a quelque chose que je puisse dire pour que tu restes parmi nous ? » « Non, ma décision est prise ». J'aurai tenu un mois. J'apprends que la raison de l'urgence de mon embauche, c'était aussi la démission des 4 derniers à mon poste.

Le samedi matin qui vient, ma cabine est rangée, mon bagage est prêt, le bateau est docké à Fort Lauderdale (Miami) pour avaler les 6600 prochains touristes à bord. J'attends avec les autres membres du staff qui finissent leur contrat pour sortir de la gueule du géant. Nous attendons sur la i95, le grand couloir. Assis sur ma valise, Aleph de Paulo Coelho dans les mains, lorsque The Girl with the lion eyes me retrouve. Elle s'assoit avec moi sur la valise, me fixe avec ses yeux noires, ne dit rien. On sait tous les deux qu'on ne se reverra jamais.

5H d'attentes plus tard, je passe à l'immigration. A oui, tout au long de mon séjour, mon passeport appartenait à Royal Caribbean, afin que je ne m'enfuis pas sur les îles américaines. Ils l'ont encore, et se le passent de gardes en gardes. Je ne suis pas libre, ils me poussent dans un bus qui va à l 'aéroport avec une dizaine d'autres réfugiés... On apprend que notre Visa de travail concerne les eaux internationales, pas le sol américain. Ils ne nous poseront pas à l'aéroport avec les autres. Quand je me rebelle, on m'explique que mon vol part ce soir, et comme je suis sans papiers, pour attendre l'avion, on m'emmène en garde à vue.

Des posters à l’effigie des plus grands vaisseaux Royal caribbean tapissent la salle avec les sloggans : « Freedom of the seas - experience the royale treatment ». Lorsque les gardes cubains nous apportent cette bouffe dégueulasse, ils nous disent en espagnol : Ca fait 15$ chacun. Mon collègue jamaïcain commence à manger et fredonne : Je n'ai plus d'argent, je suis en prison, je ne vais pas payer, lorsque la garde lui arrache la bouffe de la bouche. Je m'énerve et gueule «Come on. I can pay for him. »

Quelques heures plus tard, ils me poseront à l'aéroport devant le terminal Swiss Air, et un autre garde possédera mon passeport. Il m'accompagnera jusqu'à la salle d'attente, puis l'intérieur de l'avion, on échangera quelques mots : « Here is your passport, you're free ».

Je m'envole pour Zurich, quelque part en suisse, pas très loin, j'espère, de chez moi en Savoie, et je prends, selon moi, le plus beau cliché de mon moi touristique dans les caraïbes :

Quand j'arrive chez moi, ma mère tombe des nues, mon père, content de me voir rentrer en avance (pour une fois) me confie qu'il a vu un reportage sur Thalassa, l'esclavage sur les bateaux de croisière, tourné à bord de l'Oasis of the seas.

Mon rêve américain violé, je suis de retour en Savoie. Décallé horairement d'aucun reel rythme de vie. Je tourne la clef du vieux cabriolet américain que je retappe depuis plusieurs années, le son, bob marley « Buffalo Soldier » retentit, « Driven from the mainland, to the heart of the caribbean ». J'écrirais sur twitter :

Mes nombreuses expériences précédentes m'ont appris à prendre mes décisions seuls, mes choix de vie, parfois au détriment des autres. . J'ai toujours assumé les conséquences, bonnes au mauvaises, de mes décisions. Mais cet échec aux caraïbes est venu chambouler toute ma philosophie. Sur le chemin de ma légende personnelle, j'ai découvert que je n'étais pas insubmersible, que certaines décisions n'étaient simplement pas bonnes à prendre, et que les conséquences sur mon état d'esprit pouvaient être dramatiques. De manière plus générale, j'ai aussi appris à apprécier la France pour son respect des droits de l'homme et du travail, j'ai relativisé sur pas mal de choses qui m'avaient fait quitter le pays auparavant, et j'ai préparé ma prochaine grande aventure : Vivre à Paris !

Depuis, je tiens une page facebook avec mes nouveaux voyages : Go-With-Flo

Je vous raconte cette histoire à la radio dans ALLO la planète ici

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25 réponses à Esclave des Caraïbes

  1. mock dit :

    Une histoire de fou! Je me souviens de ton premier post fb après avoir commencé ton calvaire...
    Content que tu t'en sois sorti vivant quand même. Sinon, qui aurai pu nous faire voyager autour du monde avec ses vidéos??

  2. mock dit :

    Une histoire de fou! Je me souviens de ton premier post fb après avoir commencé ton calvaire...
    Content que tu t'en sois sorti vivant quand même. Sinon, qui aurai pu nous faire voyager autour du monde avec ses vidéos??

  3. Letieou dit :

    Les rêves ça sert à être réalisé !
    Une sacrée expérience en tout cas et bien racontée. Dommage que tu n'aies pas gardé quelques rushs pour un petit doc en immersion complète !

    • flo dit :

      Merci Mat ! Pour la 1ère fois j'ai pas éprouvé l'envie de filmer, ni même de photographier, alors que j'avais un sujet en or. Toute la période avant ma décision de partir, je me posais toutes les questions du monde, j'avais abandonné tous mes projets pour ça, et mon rêve devenait cauchemar. Du coup j'ai pensé à sauver ma peau, et je me rappelle que le dégoût de ces gens m'a fait dire une fois "ils ne méritent même pas l'espace libre de ma carte SD pour en faire un film, ni même une photo"

  4. Superbe article et très belle conclusion ! Comme tu parlais du bouquin Aleph de Coelho, voici une citation qui colle bien à ton récit : « Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la mort. Le paysage change, les gens changent, les besoins se transforment, mais le train continue. La vie c’est le train, ce n’est pas la gare » Bref, continue à "ozer ta vie" !

  5. Laurent dit :

    Un vrai beau papier... Je ne savais pas que ça avait été aussi dur. Il fallait oser s'embarquer dans une telle galère, mais ça forme aussi le caractère...

    Bravo !

  6. Clémentine dit :

    Super article flo! bravo

  7. sabah dit :

    Bravo d'en parler parce que c'est une vrai réalité...J'ai travaillé dans un hôtel à Miami il y a quelques années et j'ai rencontré un certains nombres de personnes qui ont été "esclave" en restauration sur ce genre de bâteaux entre Miami et les Caraibes. 8 dans des cabines miniatures sans aucun hublot, fight entre les chefs de rang car pas assez de couverts et donc ils se les volaient entre eux, 18-20h de boulot par jour, cocaine pour tenir....bref tout ce que tu racontes est bien vrai et c'est bien honteux....
    De plus, tout juste copier-coller de Wikipedia : "La compagnie est inscrite sous le nom de Royal Caribbean Cruises Ltd. dans le registre de commerce à Monrovia, au Libéria. De cette façon elle évite de payer des impôts à l’exception des taxes d’enregistrement."

    • flo dit :

      Yes, c'est vrai qu'il y a des tas de gens qui se font avoir la dedans. C'est assez horrible pour les gens qui n'ont pas d'autres choix que de rester, beaucoup de philippins, d'indiens, de mexicains, qui font vivre leur famille a distance avec ces salaires au lance pierre. Et du coup Royal Caribbean sont enregistrés au Libéria ? je croyais au Bahamas, ils sont vraiment malin ! Pas mal de compagnies de bateaux font ça, vu qu'ils n'appartiennent pas à une "terre" ! Bref, c degueulasse !

  8. yalena dit :

    Magnifique récit, tu as eu le courage de rester 1 mois et de raconter ensuite. Merci pour ça.

  9. Gwendal dit :

    Ton témoignage est effarant... Non pas par la triste réalité que tu décris, car celle-ci est connue. Mais par la façon dont tu la décris. Avec ton cœur et ta déception...
    Je suis désolé que ton rêve se soit écroulé de cette manière. Mais en même temps, il fallait peut-être que tu touches du doigt la réalité des choses pour pouvoir en porter ensuite témoignage.
    Dis-toi que d'autres profiteront de ton expérience malheureuse, et que, peut-être, à force d'en parler, les choses changeront.

    • flo dit :

      Merci pour le com. Oui, le rêve américain en a prit un coup ! Ca n'empêche pas que je continues de voyager comme un dingue. Mais je me renseigne un peu plus avant d'accepter un contrat. Et par rapport aux conditions de travail sur les bateaux de croisières, beaucoup m'ont aussi dit : "mais tu n'étais pas au courant ??" haha ! Mais nan, venant de Savoie, je n'avais pas trop le pied marin, et j'en avais jamais entendu parlé !! C'est chose faite !

  10. Zouzou dit :

    J'ai vécu la même chose au club Med en SUISSE, à peu de chose près ... Je pense que tous les bateaux de croisière, tous les clubs de vacances fonctionnent sur le même schéma : l'esclavage humain, pour amuser des gros mecs plein de fric.

    • flo dit :

      OUi !! On m'a dit ça aussi, que le club med c'était un peu similaire, c'est fou ça ! Moi j'ai jamais compté mes heures quand je fais qqch qui me plait, je suis d'accord pour m'investir à fond à chaque fois, mais il y a des limites ! Et les gens comme Club Med explosent les limites, et pensent que c normal

  11. Emilie Roué dit :

    Je Viens Seulement de Découvrir Ton Article !!! Bravo Flo Quel Parcours depuis ton Blog sur L' Australie qui m' a fait te Découvrir , puis te Rencontrer ... Tu peux être Fier .... Tu es Vraiment quelqu' un de Bien !!! Suis Heureuse de te Connaitre !!! xxx Em

  12. Chrissand dit :

    J'avais jamais lu ton histoire sur ce bateau. C'est vraiment de l'esclavagisme. Et le pire dans tout ça c'est que les touristes sur ce bateau n'ont même pas conscience de ce qui se passe en coulisse...

    Sacré histoire quand même, je partage.

    ++
    PS: Rajoute l'option de pouvoir s'abonner au fil de discussion quand une réponse est émise dans les commentaires...
    Chris

    • flo dit :

      Je tombe juste sur ton message !! Je lis pas souvent les coms du blog, jsuis un vilain ! Haha ! Oui l'expérience "Bateau d'esclave" est une expérience que j'aurais bien aimé ne jamais vivre, mais c'est comme ça ! C'est un peu gràce à ça que je suis à Paris maintenant, serein, et que je continue à voyager, mais sans completement m'expatrier !

  13. Ping : Croisière, mondialisation et (petite) réflexion...

  14. Triste récit... les caractères limités de Twitter me frustrent un peu alors je viens ici !
    Désolé de cette histoire... Je ne vais pas dire que je tombe des nues parce qu'il est vrai que ces bateaux sont énormes et font plus "usine à gaz" que "tour du monde sympa en voilier avec les potes".

    Quand on met les pieds sur un bateau de croisière, on ne sait pas vraiment à quoi s'attendre. Je suis plus balade dans les villes plutôt qu'activités pour touristes mais je ne regrette pas d'avoir passé 3 jours sur ce bateau pour voir ce que c'était.

    Pour terminer, je partage ton avis sur l'immigration qui ne rigole pas là bas, c'est clair.. J'ai passé moi aussi la douane plusieurs fois, considérée comme une merde, il faut bien le dire... Tellement traumatisée que j'en ai fait un long article ou je raconte mon histoire.

    Mais le plus important dans tout ça est que cela nous rend un peu plus fort, un peu moins naïf non ?

    • flo dit :

      Salut Léa ! Merci pour ton commentaire ! Oui en effet, un peu moins Naïf ! J'me rappelle en sortant je m'étais dit : Toutes les expériences sont bonnes à prendre, mais celle ci, s'il fallait recommencer, je ne le ferai pas ! D'habitude je suis plutot "Work Hard Play Hard" et "No Pain No Gain" ! Et là j'me suis retrouvé comme un p'tit débutant ! Aumoins, ça a remis les choses à leurs places !! J'vais aller voir ton article !

  15. Emilyz dit :

    Tu nous avais déjà raconté en live, mais c'est bien de l'avoir partagé ici. Article super intéressant. On n'imagine pas un truc pareil!
    T'as bien fait de faire tes choix et de quitter le navire!

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